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hauts potentiels - espace 'professionnels' - bilan psychologique - investigation de la personnalité

Outre l’évaluation intellectuelle, il est utile d’appréhender les potentialités diverses ainsi que les variétés des ressources de chaque jeune. Malgré de nombreuses caractéristiques communes, les jeunes à hauts potentiels ont tous des profils différents. Cette variabilité est importante à reconnaître afin de leur proposer un accompagnement le plus adéquat possible.

Les épreuves de personnalité « offrent une approche des processus de pensée qui complète de manière irremplaçable l’éclairage des épreuves d’intelligence » (Lubart, 2006, page 176).

L’investigation de la personnalité concerne le fonctionnement affectif, social, relationnel et familial du jeune. Les tests projectifs ou les questionnaires de personnalité visent à explorer le fonctionnement affectif de manière globale. D’autres outils permettent de comprendre une dimension particulière comme l’estime de soi, la dynamique familiale ou encore le fonctionnement en situation scolaire.

Ces outils apportent des renseignements sur la dynamique émotionnelle de l’enfant, la construction de son identité, son fonctionnement relationnel par rapport à ses pairs, à ses parents, ses zones de fragilité, mais aussi ses ressources pour faire face à une situation difficile. Ils permettent également de mettre en évidence les représentations que peuvent avoir les jeunes des hauts potentiels pour lui ou dans sa famille, et éventuellement des troubles psychopathologiques.

Les jeunes à hauts potentiels présentent fréquemment une hypersenbilité et une conscience aiguë du fonctionnement de la société. Cette hypersensibilité engendre assez souvent une anxiété importante qui est difficile à gérer. En effet, malgré sa grande maturité intellectuelle, le jeune à hauts potentiels garde le fonctionnement affectif propre à son âge.

La façon dont le jeune va s’investir dans les différentes épreuves va nous donner des indications sur l’importance qu’il donne à son imaginaire et aux émotions et sa façon de les gérer : est-il vécu ou au contraire mise à distance? Parvient-il à exprimer ses ressentis ou émotions ? Comment le fonctionnement intellectuel est-il l’investi ? A-t-il une fonction défensive dans le fonctionnement psychique ?

Nous utilisons principalement deux tests projectifs : Le Patte Noire, le CAT (test d’aperception pour enfant de Bellak, 1952) et le TAT (le Thematic Aperception Test de Muray, 1943). Ces outils sont basés sur des références psychanalytiques. Ces tests se présentent sous forme de planches figuratives de situations relationnelles variées, mais ambiguës. Pour chacune des figures présentées l’enfant doit inventer une courte histoire. En analysant leurs histoires, nous obtenons un éclairage sur les modalités intrapsychiques et interindividuelles du fonctionnement psychologique de l’enfant.

Le CAT est applicable de 2 à 11 ans, il évalue les composantes fondamentales de la personnalité : pulsions, complexes, conflits, …

Le TAT est applicable au-delà de 8 ans et est destiné à cerner les conduites dominantes, les émotions, les sentiments, les pulsions, les complexes et les conflits de personnalité. Il existe également un TAT plus ciblé sur la situation scolaire.

Le Patte Noire se présente sous la forme de 19 planches de dessins évoquant des scènes dont le héros est un petit cochon. Il est applicable de 4 à 11 ans. Ce test permet plus particulièrement de cerner le processus d’identification de l’enfant, d’analyser la présence de rivalité dans la fratrie et, grâce à la consigne (raconte l’histoire de Patte Noire), permet d’évaluer la permanence de l’identité.

Les dessins sont fréquemment utilisés pour percevoir les préoccupations de l’enfant ou pour avoir une idée de la manière dont il vit certaines situations. Outre les dessins libres, on peut proposer à l’enfant de dessiner l’école ou sa famille, par exemple. La prudence est le maître mot lors de l’interprétation de ces dessins, car plusieurs variables entrent en jeu, notamment les possibilités graphiques de l’enfant, le fait qu’il aime dessiner ou non, etc.

Cependant, ils apportent des éléments de compréhension par rapport à la place de l’enfant dans sa famille, par exemple. Plus précisément, il permet de voir comment il se perçoit et perçoit les différents membres de sa famille. Sont-ils proches ou éloignés ? Différents ou tous égaux ? Y a-t-il une différence entre les filles et les garçons, les adultes et les enfants?

De même, un dessin de l’école permettra de mettre en évidence les éléments qui y sont prépondérants pour l’enfant.

 

 

 

 

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