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hauts potentiels - espace 'tout public' - faqs

Pourquoi le terme de « hauts potentiels » (HP)?

La réalité de ces jeunes est complexe comme en témoigne la variété des termes utilisés dans la littérature (surdoués, gifted, intellectuellement précoces,…). Le terme générique « enfants à hauts potentiels » s’avère plus adéquat, car ce terme reflète davantage ce qu’ils sont et permet de faire coexister les facteurs innés et acquis influençant le développement de l’individu.

Leurs caractéristiques ne se limitent pas à la sphère strictement intellectuelle, divers domaines sont à considérer (affectif, relationnel - social, biologique,…).

Ces enfants ne sont pas des enfants prodiges. Comme tous les enfants, ils montrent une grande diversité sur le plan interindividuel.

D’où viennent les hauts potentiels ?

Il existe de multiples débats concernant les origines des hauts potentiels. Certains affirment qu’il est d’origine strictement génétique, alors que d’autres soutiennent qu’il est le fruit de l’environnement. Finalement, est-ce si important ?

Chacun de nous possède une part qui lui est transmise à la naissance, c’est également le cas des enfants à hauts potentiels, mais ces potentiels, s’ils ne sont pas exploités n'ont pas de valeur en soi. Il est probable que ces enfants ont à la naissance d’importantes capacités exploitables, mais les aléas de son développement jouent un rôle tout aussi important.

C’est une des raisons qui nous pousse à utiliser l’expression « à hauts potentiels », celui-ci n’aura de valeur que par ce que l’on en fait.

Imaginons deux peintres, l’un d’entre eux possède une palette de couleurs somptueuses, alors que l’autre n’a que les couleurs primaires. Au départ, il est tentant de croire que c’est le premier d’entre eux qui pourra réaliser les plus beaux tableaux. Cependant, le second a appris à mélanger les couleurs et crée de cette manière des mélanges insolites alors que le premier se contente d’utiliser son matériel… Le résultat n’est pas toujours proportionnel aux possibilités de départ…

Quels sont les indices pouvant éveiller des soupçons pendant la petite enfance et l’enfance ?

Pour cette question,vous pouvez consulter le point "Caractéristiques"

Faut-il les identifier ?

Pour cette question,vous pouvez consulter le point "bilan psychologique"

Que deviennent-ils une fois adultes ?

C'est une question qui revient souvent dans l’entourage de l’enfant, chez les parents et autres professionnels de l’éducation, troublés par l'équivoque du qualificatif de "précoce". On peut, en effet, penser que les enfants trop doués se fondent ensuite dans la masse, une fois que les autres les ont rattrapés, puisqu'ils étaient simplement "en avance", ils s'éteignent ensuite et tout rentre dans l'ordre.

Pour autant qu'on puisse le savoir, ceux qui ont reçu une éducation à leur rythme, et qui ont bénéficié d'un environnement adapté, s'en « tirent » très bien et ont une vie que l’on pourrait qualifier de « normale », même s'ils n'ont jamais été remarqués. Dans d’autres cas, certains JHP jeunes à hauts potentiels non reconnus vont souffrir d'une image du Moi complètement fausse, qui les fera soit s'enfermer sur eux-mêmes, soit au contraire vivre une vie complètement instable, à la recherche permanente de ce qu'ils n'atteindront jamais.

Quelle peut-être l’incidence des hauts potentiels de l’enfant au niveau familial ?

La présence d’un enfant à hauts potentiels au sein d’une famille mobilise bien légitimement une grande part de l’attention des parents. Les décisions à prendre sur le plan scolaire, la curiosité intellectuelle ou le mal-être de l’enfant, autant de sujets qui demandent beaucoup de temps pour être traité avec soin.

Cette situation particulière provoque parfois une certaine jalousie au sein de la fratrie, qui peut également se sentir dévalorisée. Le rang de l’enfant au sein de celle-ci et le nombre de frères et sœurs présents dans la famille influenceront la qualité des relations entre les différents enfants. L’aîné, par exemple, qui verra souvent son rôle mis à mal par la présence d’un enfant à hauts potentiels de deux ans son cadet, pourrait plus facilement perdre confiance en lui. Cependant, un dialogue ouvert au sein de la famille sur la question des hauts potentiels et sur les besoins de chacun permet généralement d’éviter ce genre de dérives.

Les parents d’un enfant à hauts potentiels sont également amenés à remettre constamment en question leurs principes éducatifs. Par une logique implacable, ce type d’enfant contre les décisions, argumente sans cesse pour déroger à la règle, relève toute divergence de point de vue entre ces deux parents, ce qui peut être source de tensions pour le couple.

S’ils sont souvent mis à mal, les parents de l’enfant à hauts potentiels restent cependant le point de repère, la sécurité de celui-ci. Cette attache est particulièrement pour ce type d’enfants d’une importance capitale au vu de leur anxiété exacerbée et de leur grand besoin d’affection. Le but de leurs comportements, qui paraissent insolents, est souvent d’être rassuré sur la stabilité de cette sécurité. Il est parfois difficile de décoder les actes posés.

Ces quelques exemples montrent combien la gestion de ce type d’enfant au sein d’une famille demande beaucoup d’énergie et de réflexion. Lorsque la situation devient trop conflictuelle, un soutien extérieur peut parfois amener un éclairage utile.

Est-il bon de répondre sans cesse à leurs questions ?

La curiosité intellectuelle de ces enfants suscite de nombreuses réflexions. En effet, il est bien agréable pour des parents d’avoir un enfant qui a soif d’apprendre, mais quand les repas ou les soirées ne sont plus qu’une suite d’interminables questions auxquelles il n’est pas toujours facile de répondre, cette curiosité devient parfois embarrassante. De plus, les parents se demandent s’il est bon de répondre à toutes ses interrogations.

Certains d’entre eux, pour ne pas freiner l’enfant dans ses découvertes, consacrent du temps à se documenter afin de pouvoir répondre ensuite à l’enfant ou passe de nombreuses heures à discuter afin d’aider l’enfant à progresser dans son raisonnement, par exemple lorsqu’il aborde des questions philosophiques. Mais n’est-ce pas un leurre que d’entretenir chez l’enfant que l’adulte pourra toujours répondre à ses questions ? D’autre part, dénigrer ses questions et recentrer l’enfant sur des intérêts sensés correspondre à son âge biologique ou éviter les opportunités culturelles ou intellectuelles qu’il est possible de lui offrir risque d’étouffer sa curiosité.

Un enfant à hauts potentiels, comme tout autre enfant qui a la chance de pouvoir bénéficier d’un environnement stimulant, profitera, avec grand plaisir, des multiples possibilités d’apprentissage qui lui sont données. Ces stimulations lui sont nécessaires pour assouvir sa soif et développer ses potentiels. Cependant, si ce déploiement d’activités doit se faire au détriment d’une vie de famille agréable, si tous les moments de détente sont investis dans cet éveil intellectuel, la situation peut devenir néfaste. Ces enfants présentent en effet un souci de perfection et, surinvestir leur curiosité (qu’ils développent souvent très bien seuls) peut-être source d’angoisse. Ils risquent alors sous cette pression, d’entrer dans une course au savoir sans fin, dont est l’unique but de ne pas démériter aux yeux de l’adulte.

Est-il important que les jeunes HP pratiquent des activités extra-scolaires ?

Pour cette question,vous pouvez consulter le point "besoin d’activités scolaires"

Et nous, adultes? Comment garder notre place, notre rôle, notre autorité d’adultes ? Comment envisager l’éducation d’un enfant à hauts potentiels ?

Pour aider l’enfant à mieux vivre sa précocité, il convient de l’aider à trouver son équilibre dans la vie de tous les jours. Cela passe en premier lieu par la reconnaissance de son avance intellectuelle et de la complexité affective et psychologique que celle-ci entraîne. Les parents, éducateurs, enseignants, … doivent donc s’efforcer de considérer l’enfant dans sa globalité, en tenant compte de sa maturité, de ses attentes et de ses besoins. D’où l’importance de considérer l’enfant comme une personne ayant des besoins affectifs et pas seulement intellectuels.

Comme tout enfant, l’enfant à hauts potentiels a besoin d’un référent. Faisant preuve d’un sens aigu de la justice et d’un questionnement incessant à ce propos, il est important de lui expliquer le pourquoi des choses, de discuter avec lui pour montrer qu’il est aimé, qu’on le respecte tel qu’il est, etc. Mais à d’autres moments, il faut savoir mettre des limites qui soient non pas sources de tension, mais un cadre stable et sécurisant permettant un meilleur développement.

Les enfants doivent-ils savoir qu’ils ont des hauts potentiels ?

Avant de prendre une quelconque décision à ce sujet, il est nécessaire d’évaluer l’intérêt qu’il y a à le dire et comment le dire. Si la décision est prise de les mettre au courant, il est important qu’ils comprennent ce que « hauts potentiels » signifie. Les jeunes à hauts potentiels peuvent se sentir différents. Dès lors il est important de leur expliquer ce que ce sentiment signifie, d’où il vient et ses conséquences.

Si un enfant HP s’ennuie à l’école et ne veut plus travailler, que peut-on faire ?

Selon les cas, il peut être intéressant de planifier une rencontre école – famille – CPMS. Cela permet de mettre à plat les idées de chacun quant à l’analyse qu’ils font de la situation actuelle et en devenir. Ensemble, des solutions peuvent être envisagées quant à l’enseignement, au comportement de l’enfant, etc. Il est important de s’assurer que chacun comprend la portée des attentes et conséquences envers l’autre. Plus que tout, il importe de ne pas laisser la situation comme telle, en pensant que cela va passer…

 

 

 

 

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