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hauts potentiels - espace 'enseignants' - profils scolaires

Dans la vie comme dans la classe, les jeunes à hauts potentiels sont tous différents. Il en découle une série de manifestations scolaires et comportementales. Ci-dessous vous trouverez quelques profils de jeunes illustrant ces différences

Type 1 : Elève HP qui réussit bien

Adrien termine la classe de 6ème primaire. Il est considéré par ses enseignants comme étant un bon élève avec lequel ils n’ont aucun problème.

Depuis son entrée à l’école, il a toujours obtenu d’excellents résultats scolaires et occupé la première place dans la classe. Ainsi, il obtient les meilleures notes en toutes les matières et semble intéressé par tout ce qui lui est présenté. Seules les activités sportives semblent moins l’attirer. Néanmoins, il effectue ce qui lui est demandé et il satisfait aux exigences.

Les devoirs à domicile sont toujours réalisés et sont corrects. Les enseignants soulignent quand même le manque de soin, l’écriture négligée. Ils ont parfois le sentiment de recevoir un travail bâclé mais écartent l’hypothèse rapidement puisque Adrien a rempli le contrat.

En classe, il est assez taiseux. Il participe rarement à la vie de la classe, ne lève pas le doigt pour répondre quand il connaît la réponse, ne répond pas non plus de manière impulsive. Pourtant, quand il est interrogé, il est à même de fournir la réponse attendue.

Il semble préférer le travail individuel au travail collectif sans pour autant rechigner à travailler avec d’autres enfants. Il entretient des relations neutres avec ses condisciples. On dit de lui qu’il est copain avec tout le monde.

En résumé, on pourrait dire qu’Adrien n’est jamais pris en défaut.

Au cours de la journée scolaire, il ne manifeste pas de signe d’impatience ou d’ennui. Contrairement à d’autres élèves, il n’évoque que rarement ce qu’il fait en dehors de l’école, ne parle pas de ses hobbies.

 

L’enseignant laisse peu de place à ce type d’intervention. L’ensemble de la matière à travailler est apportée et programmée par l’instituteur soucieux d’atteindre des objectifs précis et déterminés.

Les enseignants s’accordent à dire que Adrien ne rencontrera pas de difficulté dans l’enseignement secondaire.

Même si ce jeune est performant, aucun indice n’alerte l’enseignant sur les hauts potentiels éventuel de cet enfant même si on lui reconnaît une compréhension rapide et des résultats excellents.

Que disent les parents de leur enfant et de sa vie scolaire?

Les parents sont inquiets. Leur souci actuel réside dans le choix de l’école secondaire. Quelle école choisir pour que l’enfant s’y rende par plaisir et non par devoir ?

Ils estiment que leur enfant subit l’école et qu’elle ne lui apporte pas grand-chose. Ils ont le sentiment que l’enfant apprend peu à l’école et que c’est surtout en dehors que leur fils découvre le monde. Ils n’ont pas conscience que leur enfant connaît le sens des mots étude, travail. Jamais, ils ne l’ont vu étudier une leçon. On dirait que tout va de soi.

Que dit l’enfant de sa scolarité ?

Adrien ne se déplaît pas à l’école. L’instituteur est gentil. Cependant, il trouve qu’aller à l’école est inutile car ce n’est pas à cet endroit qu’il apprend les choses.

Effectivement, il bâcle les travaux à domicile qui, généralement, sont une répétition de ce qui a été réalisé durant la journée.

Il préfère s’atteler à la constitution de ses dossiers.

Il dit connaître presque tout sur les scarabées, sur les amibes, sur les protozoaires…

Il a lu de nombreux articles sur le régime politique en Irak. Après en avoir longuement discuté avec son père, il a lui-même rédigé un article critique.

Parallèlement à tout cela, sur base d’un jeu commercialisé, il vise la conception d’une nouvelle version aux règles plus complexes, aux personnages dotés de caractéristiques nouvelles.

Il espère que l’enseignement secondaire le plongera dans un monde de découverte, de recherche.

Type 2 : Elève HP hardi et divergent

Jean est inscrit en classe de 5ème année dans l’enseignement secondaire général. Les résultats scolaires sont variables d’une année à l’autre. Cette année, il est en échec en histoire alors qu’il avait obtenu de brillants résultats l’an dernier. Par contre, l’inverse se produit en mathématique et en anglais.

Lorsque les enseignants tentent de décrire ce jeune, les avis divergent.

En fait, si Jean est décrit par certains enseignants comme étant un élève sympathique, intéressé et intéressant, d’autres semblent moins apprécier son comportement et le qualifie d élève « difficile ».

Son esprit critique à outrance peut être perçu comme une qualité ou comme un défaut selon les contextes auxquels il s’applique.

Ainsi, la manière dont il appréhende le monde, la richesse des réponses fournies, les liens qu’il peut établir entre les événements, les éléments de compréhension qu’il apporte sont généralement bien reçus.

Par contre, les refus d’obtempérer quand une consigne et/ou une règle ne rencontre pas sa logique, la remise en question fréquente des règlements irritent les adultes.

Concrètement, cela se traduit par des travaux dont la réalisation est très éloignée de la consigne initiale, par des modes de résolution fort originaux non appris dans le cadre du cours (mais pas faux pour autant), par des remodelages des règlements ,...

Jean ne se prive pas d’adresser des remarques aux enseignants. Les enseignants disent que les critiques qui leur sont adressées portent tant sur le contenu du cours, que sur la manière dont celui-ci est dispensé. Elles peuvent même viser les qualités personnelles et la culture générale de l’enseignant. C’est l’ensemble des composantes du système scolaire qui est mis en examen.

En bref, Jean est décrit comme un élève impertinent, insolent, qui ne fait pas souvent ce qui lui est demandé, qui entrave le bon déroulement du cours, qui perturbe, distraie constamment le groupe-classe par ses interventions intempestives mais pourtant tellement judicieuses.

Comme dit précédemment, ces comportements génèrent des interprétations différentes selon les enseignants. Certains enseignants utilisent cette richesse pour proposer une dynamique particulière dans leur classe quand d’autres y voient un problème de compréhension, un trouble du comportement, quand ce n’est pas une orientation dans une autre filière « mieux adaptée à ce type de jeune ».

Que disent les parents de leur fils et de sa vie scolaire ?

Les parents disent qu’ils ont un enfant « qui n’a jamais pris pour argent comptant ce qu’on lui disait ». Très jeune, il remettait déjà tout en question et dans tous les contextes (famille, école, club de sport…)

Très tôt, ils ont été étonnés de la manière dont il solutionnait les problèmes, comment sa pensée pouvait vagabonder.

Ils évoquent également les difficultés sociales qu’un tel comportement peut engendrer ainsi que leur souci constant de poser les « bonnes » limites aux « bons » endroits.

Que dit le jeune de sa scolarité ?

Il reconnaît avoir beaucoup de mal à respecter une règle surtout s’il n’en découvre pas immédiatement le sens. Il la refuse d’autant plus facilement quand l’explication de l’adulte est peu convaincante.

Il ne comprend pas pourquoi les enseignants demandent le même type de résolution à l’ensemble de la classe alors que les démarches possibles sont plurielles. Il peut en attester et excelle dans ce sens.

Il reconnaît également se heurter à certains profils d’enseignants plutôt qu’à d’autres. Il met en évidence toute l’importance que requiert la reconnaissance de l’élève en tant qu’individu par l’enseignant, les courants pédagogiques que celui-ci valorise en favorisant la part active du jeune dans son apprentissage.

Jean souligne alors le peu ou l’absence d’engouement qu’il a à étudier une matière plutôt qu’une autre avec certains enseignants. Selon lui, ce n’est pas la matière qui lui pose problème c’est plutôt sa relation à l’enseignant et la manière dont l’adulte se représente le métier.

Jean parle volontiers de ses cours de saxophone, de ses créations musicales et du spectacle qu’il prépare avec quelques copains. La musique occupe une grande partie de son temps après l’école. Quelques enseignants s’y intéressent. Ceux-là posent un autre regard sur lui.

Type 3 : Elève HP sous-performant – effacé

Axel est inscrit en classe de 3ème année dans l’enseignement secondaire général après avoir répété la 1ère année.

En classe, il est décrit par la majorité des enseignants comme étant un élève plaisant, silencieux, discret, à l’air absent, qui aurait tendance à passer inaperçu.

Un changement par rapport au début de l’année scolaire est à signaler. Il s’agit de l’amélioration de la qualité de son intégration dans le groupe (garçons ou filles).

Cependant, du point de vue des apprentissages, les enseignants ne parlent pas du jeune en termes positifs mais plutôt en soulignant le manque de travail, l’absence de prérequis nécessaires à la poursuite des apprentissages, les cours en désordre ou incomplets, les travaux non remis ou inachevés, le manque de capacité pour poursuivre dans l’enseignement général voire dans une filière classique ,...

Pourtant, un enseignant souligne son étonnement face à la participation active d’Axel dans le cadre d’une recherche sur un thème philosophique. Il déplore toutefois n’avoir pas reçu le document de synthèse alors que le travail était effectué.

En mai, Axel est en échec dans plusieurs branches. La direction s’inquiète de la décision du conseil de classe qui n’autoriserait pas l’élève à présenter une seconde session. La décision d’orienter Axel dans une autre filière serait alors prise sans pouvoir être rediscutée.

Les enseignants estiment qu’Axel est un élève comme les autres de la classe. Ces adolescents seraient peu motivés et surtout perturbateurs. Axel ne met pas de désordre dans la classe mais apprécie l’effervescence du groupe et le peu d’implication dans le travail.

Que dit la mère de son fils et de sa vie scolaire ?

La mère semble être d’accord avec la perception et le ressenti des enseignants. Elle pense bien que son fils se montre de cette manière à l’école.

Néanmoins, elle apporte des éléments qui peuvent aider l’enseignant à voir son fils autrement.

A la maison, son fils lit énormément mais rencontre des difficultés lorsqu’il doit choisir un ouvrage à la bibliothèque.

Axel aime qu’ « on lui fiche la paix ».

Quand il était petit, il était avide de connaissances. Au cours du temps, il a choisi de se taire et de ne plus afficher ses intérêts. Très souvent, ses commentaires ont été mal reçus des enseignants et des condisciples.

Pour combler les lacunes dans les matières dont les résultats sont insuffisants, les parents lui ont offert des cours particuliers. Ceux-ci ont été rapidement interrompus. Les professeurs choisis pour ces remédiations trouvaient leur aide inutile car unanimement, ils ne constataient aucune lacune importante chez le jeune. Axel est capable d’effectuer le travail correctement sans difficulté majeure.

Toutefois, Axel est incapable de gérer son temps comme de gérer son journal de classe.

Il a résolu le problème de l’organisation du cartable en emportant tout chaque jour mais sans avoir été capable de s’assurer que l’ensemble des documents était rangé au bon endroit.

Axel est décrit par sa mère comme étant un « calculateur » et un « manipulateur » sensible au ressenti des gens qui l’entourent. Ainsi, il a perçu le discours implicite des enseignants qui remettent en question la place de cet élève dans l’enseignement général classique.

La mère dit que son fils est tout à fait capable d’adapter son comportement pour conforter les enseignants dans leur idée.

Que dit le jeune de sa scolarité ?

Axel se plaît davantage à l’école que l’an dernier. Les enseignants sont gentils et pas trop exigeants à son égard. D’ailleurs, il dit que peu de remarques lui sont formulées.

Il pense réussir cette année. Il sait que les résultats sont insuffisants dans certaines matières mais dit pouvoir récupérer facilement les points manquants : « il suffit que je travaille un peu et cela ira. De toute façon, pourvu que j’ai 50. Ça suffit. »

Axel envisage un passage en technique de qualification dans une section liée à l’éducation.

Il argumente sa prise de décision subite par le fait qu’il préfère les cours pratiques aux cours théoriques.

Cependant, il ne formule aucun projet par rapport à cette nouvelle direction.

Type 4 : Elève HP décrocheur

Eric est inscrit en classe de 4ème année de l’enseignement général qu’il effectue pour la seconde fois. A l’issue de la session de juin, il comptabilise davantage d’échecs que l’année précédente.

Régulièrement, durant cette deuxième année, les parents ont rencontré les enseignants. Ils ont constaté que ceux-ci s’intéressaient peu à leur fils qu’ils qualifiaient de « touriste » (jamais de cours en ordre, pas le matériel adéquat, souvent affalé sur le banc, regardant par la fenêtre).

Les enseignants, informés par les parents des hauts potentiels du jeune, ricanent à cette idée. « S’il est si intelligent que cela, il pourrait au moins… ». Les résultats sont largement insuffisants, les travaux bâclés et l’assiduité au cours en forte régression ces derniers mois.

Les arrivées tardives ainsi que les absences injustifiées se sont multipliées. Leur grille de lecture ne peut donc les amener à découvrir le ou les potentiel(s) peu communs de ce jeune.

Les autres jeunes ont par contre désigné Eric comme délégué de classe. Ils apprécient sa facilité d’expression, sa logique, sa capacité d’argumentation. Tout au long de sa scolarité, Eric a été très entouré de condisciples qui lui trouvent de nombreuses qualités. Les enseignants ont refusé la proposition mettant en évidence le manque de sérieux de cet élève et ses incompétences généralisées. Les arguments des jeunes de la classe ont été refusés en bloc.

Que disent les parents de leur fils et de sa vie scolaire ?

Les parents ne perçoivent pas leur fils de cette manière et attestent qu’il connaît beaucoup de choses dans des domaines variés. Selon eux, Eric a lu précocement, de manière régulière et abondante.

Cependant, ils disent ne jamais avoir été entendus par l’équipe éducative quand ils évoquaient les savoirs et les savoir-faire de leur enfant. Ils n’étaient pas davantage entendus quand ils parlaient des difficultés d’organisation et de méthode de travail.

Cela a duré jusqu’à ce jour où leur fils a complètement décroché sur le plan scolaire. Les parents s’inquiètent surtout depuis que des comportements proches de ceux des délinquants ont commencé à apparaître.

Eric, toujours en obligation scolaire, se dirige vers des études dans le domaine de l’informatique. En passant des examens d’entrée, il accédé à ces études où il a excellé.

Que dit le jeune de sa scolarité ?

Il s’est plaint du manque de considération des enseignants à son égard. Il dit qu’ils n’ont jamais essayé de le connaître. Ils n’ont toujours vu chez lui qu’un élève aux résultats scolaires médiocres.

Un moment, Eric s’est amusé à leur faire croire qu’il était nul en anglais alors qu’il est parfait bilingue. Depuis son plus jeune âge, il regarde les films anglo-saxons en version originale non sous titrée. Il est aussi capable de lire et de s’exprimer dans la langue sans difficulté.

Il manipule l’outil informatique avec facilité, compétence et créativité. Ce qui n’a jamais été repéré par les enseignants.

Depuis plusieurs années, Eric voyage seul, prend l’avion sans souci, découvre le monde. Dans ce contexte, il ne rencontre aucun problème d’organisation, prend ses responsabilités et les décisions qui s’imposent.

Il s’intéresse tout particulièrement aux cultures chinoise et hindoue. Il tente de comprendre toute la richesse des philosophies sous-jacentes.

Il dit avoir « joué » avec le système scolaire. Sa chance fut de quitter l’enseignement général et de rencontrer une école « différente », des enseignants « différents » et des condisciples adultes. Certains étaient inscrits dans la vie active mais tous avaient le souhait de compléter leur formation initiale.

Type 5 : Elève HP à double étiquette

Théo est inscrit en classe de 5ème année dans l’enseignement secondaire général et se trouve en échec total aux examens de juin. Il présente une seconde session en septembre qu’il ne réussit pas faute de quelques points à l’examen de mathématique ; les autres examens étant réussis. Il est donc condamné à recommencer la 5ème. Les enseignants et la direction sont défavorables à l’introduction d’un recours.

Théo est décrit par les enseignants comme un élève peu sûr de lui, aux résultats instables, à la motivation réduite, « pouvant quand même faire mieux s’il le voulait » malgré « ses capacités limitées ».

Les enseignants expliquent les variations de résultats intra cours et inter cours par un manque de travail à domicile, une déficience au niveau de la compréhension des consignes et de la matière en elle-même ainsi que par un manque d’attention et de concentration.

Cette année, d’un point de vue affectif, les enseignants disent que Théo est incapable de parler en public, qu’il perd très vite ses moyens, qu’il n’a pas d’opinion, qu’il est incapable d’exprimer son avis. Certains pensent même qu’il n’a pas d’avis.

Lorsqu’une remarque lui est formulée, il est paniqué. Une anxiété importante l’envahit et inhibe tout comportement ultérieur adapté.

Que disent les parents de leur fils et de sa vie scolaire ?

Théo est hyper anxieux acceptant difficilement les situations où il se trouve en échec.

Il craint tellement de ne pas réussir qu’il entre soit dans un processus de procrastination ou propose des travaux dont la qualité est nettement inférieure à ce qu’il pourrait produire dans un contexte détendu.

Depuis son plus jeune âge, Théo pose énormément de questions qui touchent des domaines très variés même s’il est particulièrement intéressé par la littérature, les sujets scientifiques qu’il traite avec logique.

Depuis l’entrée dans l’enseignement secondaire, l’enthousiasme de l’adolescent a fortement diminué. Les parents pensent que l’enseignement général tel qu’il est proposé rencontre peu les attentes de leur fils. Ils sont d’ailleurs inquiets pour sa santé mentale car il semble basculer vers une humeur dépressive, voire vers une dépression.

Que dit le jeune de sa scolarité ?

Théo dit être déçu de l’enseignement secondaire. Il pensait pouvoir découvrir des thèmes qui rencontrent ses intérêts. Il regrette le manque de liberté, d’autonomie dans ses apprentissages.

La manière dont il résout les problèmes, analyse les situations ne sont qu’exceptionnellement acceptées des enseignants.

Il subit les moqueries et les railleries de certains enseignants quand il rencontre des difficultés d’organisation. « Si tu étais si intelligent que cela, tu saurais au moins classer tes feuilles. Ne parlons pas de ton journal de classe ! » Ces remarques le blessent profondément. Il se dit parfois être anormal et bête. Il se sent ridicule par rapport aux autres élèves.

Quand il était petit, il souhaitait devenir chimiste comme sa mère. Maintenant, il espère tout au plus terminer les humanités mais doute d’y parvenir.

Type 6 : Elève HP autonome

Louis est inscrit en classe de 4ème primaire. Il est considéré par les enseignants comme étant un très bon élève.

Il est relativement bien intégré dans la classe et est même décrit comme un boute-en-train parfois turbulent. On dit qu’il met de l’ambiance dans la classe, « il détend l’atmosphère ».

Louis semble apprécier toutes les activités aussi bien scolaires que sportives. Selon l’avis de son enseignant, il manie bien la balle, il obtient de bons scores en natation et en course à pied.

Louis est soucieux de la qualité du travail remis tout autant que des résultats obtenus (même si certains travaux sont peu soignés). Les enseignants disent qu’il accorde beaucoup d’importance aux notes.

Louis ne montre aucun signe d’ennui en classe et réalise les tâches demandées sans s’y opposer même s’il préfère les activités liées à l’étude du milieu, à l’histoire.

Dès que l’occasion lui est offerte, il prend volontiers la parole au risque de la monopoliser et entre dans des débats qui pourraient devenir interminables si l’enseignant n’y mettait pas un terme. Il joue de la critique et de l’argumentation avec facilité et plaisir.

Que disent les parents de leur fils et de sa vie scolaire ?

Les parents de Louis sont impressionnés par ces très bons résultats. Ils sont parfois inquiets parce que la période consacrée aux devoirs à domicile est décrite comme pénible. Louis refuse facilement de s’acquitter de cette tâche argumentant sa décision par le fait que des exercices semblables voire identiques ont déjà été réalisés en classe et qu’il est capable de les résoudre.

Pour ne pas déplaire à sa mère, il les réalise quand même sans y apporter beaucoup de soin.

Que dit le jeune de sa scolarité ?

Louis aime se rendre à l’école où tout le monde se connaît. Il y rejoint de nombreux copains et s’amuse beaucoup.

Jusqu’à présent, il dit avoir rencontré des institutrices agréables qui ne proposent pas de choses difficiles. De temps en temps, elles présentent des sujets plus intéressants qui passent le temps. L’école ne fatigue pas Louis.

Quand il rentre le soir à la maison, outre la période désagréable des devoirs et des leçons, Louis a tout le loisir de se consacrer à ses activités préférées : les entraînements de hockey, la lecture de bandes dessinées, de romans, de documents scientifiques, les jeux stratégiques et la création de nouvelles versions, les émissions scientifiques à la télévision.

Depuis peu, il s’initie à la batterie. Il ne trouve pas cet apprentissage bien compliqué.

Il conclut en disant que, pour lui, l’école n’est pas désagréable du tout. Il n’y apprend peut-être pas grand-chose mais il peut apprendre en dehors. Il pense apprendre davantage quand il sera dans l’enseignement secondaire. Par contre, à l’école, il rencontre des personnes différentes. C’est cela qui l’intéresse pour le moment.

 

 

 

 

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