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hauts potentiels - espace 'enseignants' - l'intégration scolaire

Mesures pédagogiques

Les mesures pédagogiques présentées ici sont une façon de répondre aux besoins des jeunes à hauts potentiels et sont également favorables à tous les apprenants de la classe.

Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, ni exclusive, mais plutôt une façon de mettre l’accent sur les besoins des jeunes et sur leur position dans les apprentissages.

Aucune d’elles n’est à privilégier plus qu’une autre : il s’agit seulement de trouver celles qui pourront le mieux aider le jeune, à un certain moment, tout en étant compatible avec l’organisation de la classe, les aspirations des enseignants, leurs choix pédagogiques.

Enfin, chacune des ces mesures n’est pas forcément exclusive. En effet, la réalité de terrain combine souvent ces différentes approches pédagogiques.

Approfondissement

L’approfondissement consiste à aborder les contenus prévus ou non par le programme de manière nouvelle et complexe. Il ne s’agit en aucun cas d’entamer le programme de l’année d’étude suivante ni de proposer des gammes d’exercices répétitifs. Au contraire, l’approfondissement doit permettre au jeune à hauts potentiels d’aller plus loin dans la matière, en mettant en œuvre différemment les connaissances acquises et/ou en créant des démarches nouvelles.

Cette mesure peut être mise en place pour un jeune en particulier à l’aide de fichiers d’approfondissement, mais peut aussi faire l’objet d’une organisation de toute la classe dans une matière.

Enrichissement

Cette mesure consiste à aller chercher d’autres méthodes et d’autres contenus que ceux habituellement utilisés par l’enseignant.

Les activités d’enrichissement peuvent porter sur le développement de la créativité, la réflexion sur des problèmes de société, le développement d'un projet personnel, la socialisation, les activités artistiques, etc.

Exemples :

  • assister à des conférences, faire des visites, visionner des cassettes relatives à des thèmes qui ne sont pas couverts par le programme scolaire,
  • entraînement, en petits groupes, à l'esprit critique, à la méthodologie de la recherche personnelle, à la créativité, à la communication orale et écrite,
  • réalisation d'un projet personnel dans un domaine d'intérêt qui peut être artistique, scientifique, littéraire, …

 

L’avantage de cette méthode est qu’elle peut s’utiliser soit avec un ou plusieurs élèves en fonction de leurs besoins soit avec toute la classe. En partant d’une mesure initiée par le besoin d’un élève, on peut en faire bénéficier tous les autres.
Ceci sera d’ailleurs plus porteur pour l’élève puisque son travail aura comme finalité d’être présenté à toute la classe.
Les thèmes choisis peuvent également être en lien avec un projet de classe sans être redondant avec le contenu de certains cours. Par exemple, si au cours d’éveil ou de sciences, on apprend à identifier certains animaux, on peut élargir à d’autres familles ou les aborder d’une autre manière.

Tutorat

Le tutorat est une démarche d'apprentissage basée sur une relation d'aide individuelle.

Pour l’élève, le tutorat est formateur et permet de transmettre ses savoirs et ses savoir-faire tout en les approfondissant et en les consolidant.

L'élève novice reçoit une aide de l'élève expert, mais les échanges ne sont jamais unidirectionnels.

Cette méthode permet d’améliorer la motivation de chaque élève de la classe. La plupart des « novices » font des progrès et les « tuteurs » en tirent un profit certain à travers la révision des bases et la reformulation de leur savoir.

Pour les jeunes à hauts potentiels, cette mesure a le double avantage d’aider à l’intégration sociale et, dans un autre registre, de demander aux jeunes de marquer un temps d’arrêt sur leurs pensées et d’expliciter leurs processus lors de la réalisation d’une tâche.

Pour l'enseignant, il s’agit également d’une aide lorsqu’il ne peut répondre en temps réel à tous les questionnements ; il a ainsi l'opportunité d'observer les enfants au travail, d'évaluer leurs compétences et de favoriser une démarche d'autoévaluation.

Plus particulièrement, cette démarche permet au tuteur de prendre sous sa responsabilité un élève plus jeune ou en difficulté, par exemple une heure par semaine pour :

  • l'aider à organiser son travail
  • répondre à ses questions
  • lui réexpliquer ce qu'il n'a pas compris
  • lui faire réciter ses leçons ou chercher des exercices

 

Exemple : L'enseignant donne un cours magistral à dix ou quinze « bons » élèves qui le comprennent habituellement, pendant vingt à trente minutes, puis s'arrête.
Chacun de ces « bons » élèves réexplique alors la leçon à ses deux voisins, en fonction de leurs demandes. Le professeur circule et écoute les explications, intervient en cas d'erreur manifeste et refait le cours au besoin, en toute connaissance des difficultés de compréhension rencontrées.

 

Pédagogie différenciée

Dans notre contexte éducatif, la pédagogie différenciée a pour objectif de permettre à chacun d’aller au maximum de ses possibilités. Dans ce cadre, différencier signifie que l’on prend en compte le mieux possible l’élève et notamment :

  • sa culture
  • ses centres d’intérêts,
  • ses capacités de travail (individuellement et en groupe),
  • sa motivation,
  • l’état de ses compétences et de ses connaissances,
  • son style cognitif d’apprentissage,
  • ses points forts et ses faiblesses etc.

 

Pour l’enseignant, cela implique de :

  • différencier le plus possible ses méthodes et ses stratégies d’enseignement, afin que chacun puisse en tirer le meilleur parti,
  • développer des attentes positives vis-à-vis de tous les élèves et les leur communiquer,
  • rompre dans la mesure du possible avec l’organisation figée de la classe. Les groupes, travaux de groupe, travaux individuels, contrats, ateliers, tutorat etc.,
  • chercher un équilibre entre le respect des caractéristiques de l’apprenant (son rythme, ses intérêts, ses possibilités) et la nécessité de le faire progresser et d’élargir ses démarches et ses compétences.

La totalité du temps scolaire ne doit pas nécessairement être fondée sur de la différenciation. Il s’agit de choisir les moments que l’on accorde à ces activités pour qu’elles s’intègrent au sein d’un dispositif d’enseignement-apprentissage cohérent et efficace.

Cette mesure a l’avantage de permettre de s’adapter aux besoins des jeunes à hauts potentiels sans toutefois les mettre dans une position de particularité dans la classe.

Pédagogie du projet

Il s'agit d'une forme de pédagogie dans laquelle l'enfant est associé de manière contractuelle à l'élaboration de ses savoirs. Son moyen d'action est le programme d'activités : fondé sur les besoins et les intérêts des élèves ainsi que sur les ressources de l'environnement, il débouche sur une réalisation concrète (par exemple, la création d'un journal scolaire). 3 éléments sont essentiels :

  • une production observable,
  • une élaboration collective de cette production, depuis sa conception jusqu’à sa réalisation et son évaluation,
  • le caractère d’utilité de cette production pour ceux qui l’ont voulue.

 

Un exemple est de préparer un spectacle de marionnettes pour des personnes extérieures. Cela nécessitera de faire appel à des apprentissages tels que :

  • l’expression écrite, orthographe et grammaire,
  • l’arithmétique si on établit un budget pour la mise en œuvre du projet,
  • le travail manuel et la technologie pour les marionnettes et le castelet etc.

 

Pédagogie active

Dans la pédagogie active, c’est l’apprenant qui est actif. Il construit son savoir à partir de situations de recherche, de ses expériences : avoir à réaliser une tâche, produire quelque chose l’amène à se poser des questions et à découvrir certaines règles ou gestes dont il a besoin.
Il faut pour cela lui faciliter la tâche. L’enseignant est donc celui qui organise la situation d’apprentissage et met à disposition des ressources ; il est le guide et le facilitateur. L’apprenant doit à partir de là agir, tâtonner, faire des hypothèses, les vérifier...

Cette situation permet le transfert ou la mobilisation de savoirs et de savoir-faire acquis ainsi que la recherche des ressources qui manquent et leur utilisation : ainsi se construit la compétence. Elle forme à la conception et à la conduite de projets.

Pédagogie de la coopération

Cette forme d’organisation pédagogique entraîne chez l’élève le développement de ses habiletés sociales, puisqu’en participant aux interactions de son groupe coopératif, il doit respecter les idées des autres et être en mesure de présenter les siennes.

Dans le contexte scolaire, l'élève peut travailler soit individuellement, soit en groupe pour des projets d'équipe. Le travail d'équipe expose l'apprenant ou l'apprenante à la critique et développe en lui ou en elle un engagement et une responsabilité face à ses partenaires.

Les avantages de cette pédagogie sont nombreux. Les habiletés interpersonnelles et sociales acquises par cette approche seront utiles aux jeunes dans leur vie de tous les jours. Ils pourront assumer avec confiance le leadership de groupes, prendre des décisions et résoudre des problèmes.

L'enseignement coopératif, qui incite à exploiter les ressources du milieu, est un soutien important pour l'élève qui peut bénéficier de l'aide de ses camarades. Dans le contexte de la classe coopérative, l'élève devient plus autonome dans son apprentissage.

L'apprentissage coopératif permet une confrontation des points de vue et des stratégies d'apprentissage pour élargir l'esprit et le champ de compétences de l'élève. Il peut être un moyen intéressant pour intégrer certains jeunes à hauts potentiels qui éprouvent des difficultés dans le groupe-classe. Il permet donc de confronter les points de vue tout en respectant l’autre.

Les contrats pédagogiques

Le contrat pédagogique est un accord explicite, négocié entre l’enseignant et l’élève à propos d’une situation d’apprentissage, qui peut être à dominante cognitive, méthodologique ou comportementale.

Il s’inscrit dans la technique de la pédagogie différenciée et consiste en un engagement mutuel entre enseignant et élèves à propos de leurs droits et devoirs respectifs face à la tâche à accomplir, l’élève s’engageant à réaliser une tâche qu’il a choisie et l’enseignant s’engageant à fournir les supports dont l’élève a besoin.

Cela permet de clarifier le cadre tout en offrant une structure souple et adaptée aux besoins du jeune. Il s’agit donc d’une méthode intéressante pour certains jeunes à hauts potentiels qui peuvent venir interpeller les lacunes du cadre lorsqu’on leur laisse une certaine liberté.

Les contrats peuvent être regroupés en 5 catégories :

  • le contrat didactique : il s’agit des buts à atteindre par les élèves et fixés par l’institution scolaire,
  • le contrat de réussite personnalisée : il est basé sur les lacunes et manques constatés,
  • le contrat de choix : il permet à l’élève de choisir les activités qu’il s’engage à réaliser parmi un ensemble d’activités proposées et dans un délai précis,
  • le contrat de projet : il concerne l’organisation d’un projet par un groupe d’élèves,
  • le contrat de coopération : il vise l’élaboration de règles de vie en commun, notamment pour résoudre ou éviter des conflits.

 

Ateliers d’apprentissage

Il s’agit d’une activité qui regroupe des apprenants de même âge ou d’âges différents. Elle est de nature essentiellement disciplinaire et participe au développement de compétences bien précises par le biais de l’apprentissage en petits groupes. A chaque atelier les élèves ont une tâche à réaliser.

La classe est divisée en petits groupes et chaque groupe doit passer par les différents ateliers.

Les ateliers peuvent varier et être choisis en fonction de plusieurs critères :

  • un concept (révolution de l’histoire…),
  • une compétence disciplinaire ou transversale (savoir mesurer, savoir lire et comprendre une consigne),
  • une technique (construction d’un graphique),
  • un mode d’approche (par le biais des intelligences multiples).

 

 

 

 

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