Homepage

Menu Enseignement.be

ATTENTION: cette page est visible uniquement depuis l'intranet de la Fédération Wallonie Bruxelles.

hauts potentiels - espace 'tout public' - pourquoi et comment les identifier ?

L’identification des jeunes à hauts potentiels ne répond pas à un projet élitiste quelconque. Il s’inscrit dans une optique de développement personnel qui est de reconnaître chaque individu comme une personne, à la fois unique et différente des autres, c’est-à-dire possédant des ressources à exploiter mais aussi en proie à certaines difficultés.

Le jeune à hauts potentiels peut ainsi éprouver, parfois très précocement, des difficultés manifestes sur le plan psychologique, relationnel, social… pouvant aboutir à une rupture totale avec l’école. Dans ce cas, le premier pas pour l’aider et essayer de répondre de manière adéquate à ses besoins est de reconnaître la nature du problème. C’est dans ce sens que l’identification des hauts potentiels peut s’avérer utile. Elle permet, le cas échéant, de sensibiliser l’entourage éducatif aux spécificités de l’enfant, de porter sur lui un regard plus ouvert et de rechercher avec lui des solutions éducatives mieux adaptées à ses besoins.

Cependant, chaque situation est particulière et chaque jeune est à considérer dans sa globalité, avec ses forces et ses faiblesses. Dresser une liste de caractéristiques comme modèle des hauts potentiels reviendrait dès lors à nier l’aspect dynamique du phénomène. Ces caractéristiques vont s’exprimer différemment selon chaque enfant et selon le contexte dans lequel il évolue. Seule une approche la plus ouverte possible, guidée par une méthodologie rigoureuse, permet d’appréhender ces potentiels.

Le bilan psychologique : une mise en perspective

Le bilan psychologique constitue une méthode d’évaluation très riche mettant en perspective les compétences du sujet, les modalités d’investissement de son efficience, ses capacités à tolérer ou à assumer échec et/ou réussite, ses modalités relationnelles et introspectives ou encore ses capacités à jouer, à recourir au fantasme et, enfin, ses capacités d’élaboration des conflits et de gestion des pulsions.

L’évaluation du QI ne constitue donc qu’une étape dans le bilan plus global du fonctionnement de l’enfant et s’effectue avec les échelles de Wechsler : WIPPSI (pour les jeunes enfants), WISC (pour les enfants et les adolescents d’âge scolaire) et WAIS (pour les adultes).

Du point de vue du QI, un enfant peut être considéré comme ayant des hauts potentiels à partir de 125-130 de QI total. Un QI de 125 situe l’enfant au percentile 95, ce qui concerne 5% de la population ; 130 de QI situe l’enfant au percentile 98, ce qui correspond à 2% de la population. Il faut entendre ces normes comme des repères et non comme des barrières.

Il est dès lors important d’examiner finement le profil intellectuel avec ses points forts et ses points moins forts, voire parfois ses points faibles. Ceci peut se traduire notamment dans des scores moindres aux différents QI, indices et/ou subtests. L’épreuve Code, dans laquelle l’enfant doit reproduire différents symboles dans un laps de temps défini, en est un bon exemple. Ces enfants pensent plus vite qu’ils n’écrivent et des activités de graphisme, activités à caractère répétitif demandant patience et application, sont souvent vécues comme un frein à une pensée si vive.

Un examen psychologique approfondi donne des informations importantes pour comprendre tout enfant ou adolescent en souffrance, en difficulté d’ordre scolaire, affectif et/ou familial. En effet, dans le cas des hauts potentiels, ce bilan psychologique lève l’incertitude si difficile à vivre pour l’enfant lui-même comme pour sa famille. La dissipation des doutes à propos de la cause des difficultés de l’enfant donne du sens et produit souvent, à elle seule, un effet très bénéfique et redynamisant pour tous. Ces situations ne nécessitent pas forcément un suivi psychologique de soutien ou thérapeutique ; néanmoins certains contextes le demandent. En dégageant les points problématiques et les points forts de la dynamique psychique de l’enfant, le bilan permet à chacun (école, famille, …) d’aider l’enfant en ajustant mieux attitudes, attentes, exigences et méthodes d’apprentissage.

 

 

 

 

???